Sonate pour piano n°32

Op. 111

Contexte & Analyse

Dernière sonate de Beethoven, composée en 1821–1822. En deux mouvements seulement, elle semble transcender l’idée même de sonate. Thomas Mann, dans Docteur Faustus, lui consacra des pages mémorables : son personnage explique que Beethoven n’a pas écrit de troisième mouvement car l’Arietta finale « se résout dans son propre dépassement » — adieu à la sonate elle-même.

Structure & Mouvements

1.Maestoso – Allegro con brio ed appassionato 4/4
Do mineur
2.Arietta: Adagio molto semplice e cantabile 9/16
Do majeur

Notice Analytique

L’œuvre se déploie en deux mouvements :

  • Maestoso — Allegro con brio ed appassionato — Introduction solennelle et imposante, puis premier mouvement d’une véhémence tempétueuse en ut mineur, d’une intensité dramatique extrême.
  • Arietta — Adagio molto semplice e cantabile — Thème d’une simplicité angélique suivi de cinq variations qui s’élèvent vers un univers de plus en plus éthéré, jusqu’à un trille infini dissolvant la musique dans le silence — adieu de Beethoven au piano.