Sonate pour piano n°29 « Hammerklavier »
Op. 106
Structure & Mouvements
1.Allegro
2/2
Si bémol majeur
2.Scherzo: Assai vivace
3/4
Si bémol majeur
3.Adagio sostenuto
6/8
4.Introduzione: Largo - Fuga: Allegro risoluto
3/4
Si bémol majeur
Notice Analytique
L’œuvre se déploie en quatre mouvements d’une ampleur colossale :
- Allegro — Grandiose et d’une énergie gigantesque, bâti sur un intervalle de tierce qui structure toute l’œuvre.
- Scherzo — Assai vivace — Bref et percutant, contraste violent avec le premier mouvement.
- Adagio sostenuto — Mouvement lent d’une durée et d’une profondeur exceptionnelles — méditation hors du temps, l’un des plus grands adagios de toute la musique.
- Largo — Allegro risoluto — Introduction et fugue à trois voix d’une densité contrapuntique colossale, sommet de toute la musique pour piano.
Contexte & Analyse
La plus monumentale et la plus difficile de toutes les sonates pour piano, composée en 1817–1819 et dédiée à l’archiduc Rodolphe. Beethoven était sourd quand il la composa. Sa durée, sa complexité et son ambition dépassent tout ce qu’on avait connu dans ce genre. La fugue finale est une construction contrapuntique titanesque. La plupart des pianistes de l’époque la jugeaient injouable.