Sonate pour piano n°28

Op. 101

Contexte & Analyse

Composée en 1816 et dédiée à la pianiste Dorothea Ertmann, cette sonate ouvre la dernière période créatrice de Beethoven au piano : intériorité, liberté formelle, pensée contrapuntique. Les indications de tempo sont désormais en allemand. C’est une œuvre d’une grande subtilité, qui semble penser à voix haute.

Structure & Mouvements

1.Etwas lebhaft und mit der innigsten Empfindung 6/8
La majeur
2.Lebhaft, marschmäßig 4/4
Fa majeur
3.Langsam und sehnsuchtsvoll 2/4
La mineur
4.Geschwinde, doch nicht zu sehr, und mit Entschlossenheit 2/4
La majeur

Notice Analytique

L’œuvre se déploie en quatre mouvements :

  • Etwas lebhaft und mit der innigsten Empfindung (Vivace, intime) — Premier mouvement bref d’une grande intériorité, comme une improvisation rêveuse.
  • Lebhaft, Marschmäßig (Vif, en marche) — Scherzo rythmé et décidé, contrastant avec la douceur initiale.
  • Langsam und sehnsuchtsvoll (Lent et nostalgique) — Bref interlude méditatif rappelant le premier mouvement, comme un souvenir.
  • Geschwind, doch nicht zu sehr, mit Entschlossenheit (Vif mais pas trop, avec décision) — Finale énergique incluant une fugue brillante.